Chapitre 1 - La vue
Qu'y a-t-il de plus beau que la vue du soleil qui descend sur la ville ? Cette ville dans laquelle j'ai vécu, dans laquelle j'ai ressentit tant de choses... C'est dans ce genre de moments, ces instants passés à admirer un coucher de soleil qu'on comprend la signification de ces mots : "chez soi". Ce havre de paix, baigné par les couleurs roses et orangées de l'astre brûlant qui descend lentements derrière l'horizon, est mon chez moi. Nous, GazettE, avons beau passer plus de temps sur scène ou dans un studio que dans nos appartements respectifs, ils n'en demeurent pas moins les seuls endroits où nous sommes vraiment à notre place. Jouant avec une mèche de mes cheveux, je contemple rêveusement les reflets dorés du soleil sur la vitre de la fenêtre de ma chambre. Cette mèche que j'enroule autour de mon doigt depuis tout à l'heure est maintenant sur mon visage, s'obstinant à se placer devant mes yeux. Je me lève avec un soupir et me traine jusqu'à un des quatre miroirs qui sont dans ma chambre, domptant les cheveux rebelles avec la laque qui est posée sur un meuble non loin de là. Je souris à mon reflet, d'un sourire plus dépité que satisfait. Ne jamais être satisfait, ne jamais s'accepter, je connais cette sensation mieux que tout le monde. Ca y est, ça commence, lentement mais surement... Je ne tiens plus en place. Mes mains prennent le pot de maquillage de leur propre initiative, je ne suis pas satisfait, mon reflet n'est pas celui que j'attendais...
La sonette interrompt ma main à quelques centimètres de mon visage. Je rajuste une dernière fois ma coiffure, mes vêtements, repose le pot de maquillage et pénètre calmement dans le salon. Ici aussi, comme dans ma chambre, les ombres crées par le soleil couchant dansent alors qu'il disparait derrière l'horizon... J'aime cette atmosphère paisible, et je ne l'interromprais pour rien au monde si je n'étais pas persuadé qu'une chose bien plus belle encore m'attendait derrière la porte. Une oeuvre d'art, un modèle de beauté, un être presque irréel à force de perfection, tellement différent de moi et pourtant si proche... J'ouvre doucement la porte derrière laquelle IL se tient. Je sais qu'IL est là, et encore une fois, mes yeux m'informent que je ne me suis pas trompé. Ils sont tous là, tous les quatre, GazettE au grand complet, mais je ne vois que lui et sa beauté ensorcelante.
- "Salut."
Les mots passent mes lèvres alors que je détache péniblement mon regard de son doux visage, les invitant à entrer. C'est si dur, si tu savais, c'est si dur de détourner mes yeux des tiens pour te conduire au salon... Mais je me rassure, ce soir, il est tout à moi. Aoi, le bel Aoi, la beauté parfaite, est prisonnier de cet appartement que je partage avec ma famille. Je referme la porte avec un sourire ravi, anticipant la soirée que je vais passer à admirer le plus parfait des êtres humains.
Lorsque je reviens dans le salon, le soleil est déjà couché. La lumière artificielle éclaire mes amis d'une façon bien moins agréable que ne le ferait l'astre du jour, mais qu'importe. Aoi est beau sous toutes les lumières. Je m'assois en face de lui, afin de l'observer tout à loisir. Reita est à côté de moi sur le canapé, un sourire flottant sur ses lèvres à demi obscurcies par l'ombre de son bandeau. De jolies mèches blondes s'étalent sur son front; le bassiste aussi est très beau, bien qu'il n'arrive pas à la cheville d'Aoi. Ses mains aux doigts longs et étonnament lisses pour ceux d'un bassiste tapottent nerveusement son jean blanc, alors que ses cils anormalement longs pour un homme descendent lentement.
- "Rei-chan, tu t'endors ?"
Il ouvre ses jolis yeux et me fixe, ce qui me ravit. Ses prunelles plongent des les miennes et me font sourire, j'aime ce petit sourcil froncé qui donne un côté aggressif à son air interrogateur. Un seul sourcil, un seul oeil, Reita cache beaucoup trop son visage à mon goût. Ca donne peut-être cette sensation d'inconnu qui me fait frissonner, alors que je me délecte à imaginer le moindre de ses traits si parfaits... Son corps l'est aussi, je le sais, je le connais, comme je connais le bassiste depuis bien longtemps. Mes yeux glissent sur ses vêtements alors qu'il me répond en se levant.
- "Ouais, j'vais chercher des bières pour me réveiller."
Laissant le blondinet à sa quête de notre boisson préférée, je me tourne vers mon autre voisin. Uruha regarde droit devant lui, ses mains soigneusement posées sur ses cuisses nues. Un sourire énignmatique se dessine sur les lèvres de "l'apollon", ses prunelles brunes semblant fixer le néant. Lui aussi est très beau, sans avoir le côté sauvage et brutal de Reita. Uruha est sensuel, tactile, mais il n'a pas ce soupçon de danger dans le regard qui peut faire fémir n'importe quelle femme... ou n'importe quel homme. En face du joli guitariste blond est assis Kai, son éternel sourire aux lèvres, les yeux fixés sur la porte de la cuisine que Reita vient de franchir. Il est assit confortablement, moins vautré que Reita mais moins droit qu'Uruha. Kai ne semble pas se préoccuper outre mesure de son apparence, pour mon plus grand malheur. Regarder une jolie chose est agréable, non ? Le sourire de ce batteur est néanmoins un véritable délice, tant il porte de joie et de réconfort. Sans plus attendre, mes yeux se tournent vers la personne qui me fait face.
Lui non plus ne se préoccupe pas de son apparence, à mon grand désespoir. C'est une angoisse permanente, un stress qui m'opresse dès que mon regard se pose sur lui. Cette beauté presque trop intense qui est là, en lui, n'attendant rien d'autre qu'un peu de maquillage ou un petit quelque chose pour se mettre en valeur... Mais Aoi n'est pas aussi obsédé par ça que je le suis. Cette magnifiscence négligée me fait frémir alors que mon regard parcourt son corps si parfait.
Je le connais si bien ce corps, que je pourrais écrire un roman dessus. Chaque line, chaque creu, chaque contour, chaque grain de beauté, la moindre marque, je connais tout de lui. Je mord nerveusement ma lèvre inférieure alors que je remonte jusqu'à ses lèvres. Un anneau noir vient rehausser le rose tendre de ce sourire rêveur, la courbe délicate de ces lèvres que je ne peux quitter des yeux... à moins que ce ne soit pour lever le regard, atteindre ses yeux, et m'y noyer...
Ils sont profonds, noirs, intenses, le néant. Mais c'est un néant expressif qui règne dans les yeux d'Aoi, ces deux petits joyaux noirs, des éclats d'obsidienne qui viennent compléter un visage parfait. C'est le bon mot. Aoi est la perfection, l'accomplissement personnifié, ce que je me tuerais pour atteindre moi-même... captivant, envoutant, mais naturel et agréable. Une beauté fraiche et sensuelle, qui semble intacte et indépendante de ce maquillage léger qui recouvre sa peau que je devine douce.
Tu es si beau, mon Aoi, si beau alors que tu te lèves lentement et que tu t'avances vers moi... Vers moi ? Oui, tu te penches sur moi et me regarde d'un air interrogateur, je sens mon souffle s'accélérer d'une manière que j'espère imperceptible. Tes yeux noirs capturent les miens pour ne plus les lâcher, je suis prisonnier de ton regard. Ne fait pas ça ! C'est un supplice lorsque ton regard quitte le mien, alors que je sens descendre sur mes lèvres. Ton air soucieux est à tomber, ta bouche qui fait la moue est à croquer, mais cette main que tu passes devant mon visage me prive du loisir de la contempler.
- Ruki-chan ?
Ta voix cristalline sonne dans l'appartement silencieux.
- Oui ?
- T'es dans la lune ? demande Reita qui revient de la cuisine avec ses bières.
- J'crois.
- On te demandait si tu venait avec nous boire un coup demain après la répèt', explique Uruha en me fixant de son regard doux et tranquille.
Je ne réponds pas, les yeux toujours rivés sur ce corps penché sur le mien. Ce n'est que lorsqu'Aoi s'assoit à côté de moi, à la place qu'occupait avant Reita, que je daigne détacher mon regard de son corps pour me tourner vers mon autre voisin.
- Bien sûr, je viens.
Je prends machinalement une bière et me replonge dans la contemplation d'Aoi. Sa silhouette m'attire comme un aimant, d'une façon irrésistible et dangeureuse. Lorsque je le regarde, plus rien n'existe autour de moi, j'ignore tout le reste... Je dois même me forcer à ne pas le fixer pendant un live, pour ne pas m'arrêter de chanter. Son sourire satisfait fait apparaitre un rictus amusé sur mes lèvres; il est ravi que je l'observe. Aoi est ainsi, il aime qu'on l'admire et qu'on le regarde; il n'apprécie rien tant que le regard des fans sur son corps et les murmures des hommes jaloux dans son dos. Mais je ne suis pas jaloux, moi, est-ce qu'il le sait ? Sans doute. Notre guitariste brun, notre prince de la nuit connait ses charmes et sait que ses démonstrations d'amour propre n'offensent personne au sein du groupe.
Ca fait longtemps que je n'écoute plus les autres, incapable de me concentrer sur autre chose que cette beauté en face de moi. Ce sentiment qui a commencé à monter en moi brûle dans mon coeur, me donnant la force d'abattre des montagnes et l'énergie de chanter durant des heures.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours aimé la beauté. Les femmes que je cotoyais, je les rejetais presque au moindre défaut esthétique, tant j'étais amoureux du 'beau' que je croyais retrouver à travers mes conquêtes.
Mais la beauté, la vraie, c'est lui. Aoi... Comme j'aime cette beauté, comme je l'aime...
A suivre~
Qu'y a-t-il de plus beau que la vue du soleil qui descend sur la ville ? Cette ville dans laquelle j'ai vécu, dans laquelle j'ai ressentit tant de choses... C'est dans ce genre de moments, ces instants passés à admirer un coucher de soleil qu'on comprend la signification de ces mots : "chez soi". Ce havre de paix, baigné par les couleurs roses et orangées de l'astre brûlant qui descend lentements derrière l'horizon, est mon chez moi. Nous, GazettE, avons beau passer plus de temps sur scène ou dans un studio que dans nos appartements respectifs, ils n'en demeurent pas moins les seuls endroits où nous sommes vraiment à notre place. Jouant avec une mèche de mes cheveux, je contemple rêveusement les reflets dorés du soleil sur la vitre de la fenêtre de ma chambre. Cette mèche que j'enroule autour de mon doigt depuis tout à l'heure est maintenant sur mon visage, s'obstinant à se placer devant mes yeux. Je me lève avec un soupir et me traine jusqu'à un des quatre miroirs qui sont dans ma chambre, domptant les cheveux rebelles avec la laque qui est posée sur un meuble non loin de là. Je souris à mon reflet, d'un sourire plus dépité que satisfait. Ne jamais être satisfait, ne jamais s'accepter, je connais cette sensation mieux que tout le monde. Ca y est, ça commence, lentement mais surement... Je ne tiens plus en place. Mes mains prennent le pot de maquillage de leur propre initiative, je ne suis pas satisfait, mon reflet n'est pas celui que j'attendais...
La sonette interrompt ma main à quelques centimètres de mon visage. Je rajuste une dernière fois ma coiffure, mes vêtements, repose le pot de maquillage et pénètre calmement dans le salon. Ici aussi, comme dans ma chambre, les ombres crées par le soleil couchant dansent alors qu'il disparait derrière l'horizon... J'aime cette atmosphère paisible, et je ne l'interromprais pour rien au monde si je n'étais pas persuadé qu'une chose bien plus belle encore m'attendait derrière la porte. Une oeuvre d'art, un modèle de beauté, un être presque irréel à force de perfection, tellement différent de moi et pourtant si proche... J'ouvre doucement la porte derrière laquelle IL se tient. Je sais qu'IL est là, et encore une fois, mes yeux m'informent que je ne me suis pas trompé. Ils sont tous là, tous les quatre, GazettE au grand complet, mais je ne vois que lui et sa beauté ensorcelante.
- "Salut."
Les mots passent mes lèvres alors que je détache péniblement mon regard de son doux visage, les invitant à entrer. C'est si dur, si tu savais, c'est si dur de détourner mes yeux des tiens pour te conduire au salon... Mais je me rassure, ce soir, il est tout à moi. Aoi, le bel Aoi, la beauté parfaite, est prisonnier de cet appartement que je partage avec ma famille. Je referme la porte avec un sourire ravi, anticipant la soirée que je vais passer à admirer le plus parfait des êtres humains.
Lorsque je reviens dans le salon, le soleil est déjà couché. La lumière artificielle éclaire mes amis d'une façon bien moins agréable que ne le ferait l'astre du jour, mais qu'importe. Aoi est beau sous toutes les lumières. Je m'assois en face de lui, afin de l'observer tout à loisir. Reita est à côté de moi sur le canapé, un sourire flottant sur ses lèvres à demi obscurcies par l'ombre de son bandeau. De jolies mèches blondes s'étalent sur son front; le bassiste aussi est très beau, bien qu'il n'arrive pas à la cheville d'Aoi. Ses mains aux doigts longs et étonnament lisses pour ceux d'un bassiste tapottent nerveusement son jean blanc, alors que ses cils anormalement longs pour un homme descendent lentement.
- "Rei-chan, tu t'endors ?"
Il ouvre ses jolis yeux et me fixe, ce qui me ravit. Ses prunelles plongent des les miennes et me font sourire, j'aime ce petit sourcil froncé qui donne un côté aggressif à son air interrogateur. Un seul sourcil, un seul oeil, Reita cache beaucoup trop son visage à mon goût. Ca donne peut-être cette sensation d'inconnu qui me fait frissonner, alors que je me délecte à imaginer le moindre de ses traits si parfaits... Son corps l'est aussi, je le sais, je le connais, comme je connais le bassiste depuis bien longtemps. Mes yeux glissent sur ses vêtements alors qu'il me répond en se levant.
- "Ouais, j'vais chercher des bières pour me réveiller."
Laissant le blondinet à sa quête de notre boisson préférée, je me tourne vers mon autre voisin. Uruha regarde droit devant lui, ses mains soigneusement posées sur ses cuisses nues. Un sourire énignmatique se dessine sur les lèvres de "l'apollon", ses prunelles brunes semblant fixer le néant. Lui aussi est très beau, sans avoir le côté sauvage et brutal de Reita. Uruha est sensuel, tactile, mais il n'a pas ce soupçon de danger dans le regard qui peut faire fémir n'importe quelle femme... ou n'importe quel homme. En face du joli guitariste blond est assis Kai, son éternel sourire aux lèvres, les yeux fixés sur la porte de la cuisine que Reita vient de franchir. Il est assit confortablement, moins vautré que Reita mais moins droit qu'Uruha. Kai ne semble pas se préoccuper outre mesure de son apparence, pour mon plus grand malheur. Regarder une jolie chose est agréable, non ? Le sourire de ce batteur est néanmoins un véritable délice, tant il porte de joie et de réconfort. Sans plus attendre, mes yeux se tournent vers la personne qui me fait face.
Lui non plus ne se préoccupe pas de son apparence, à mon grand désespoir. C'est une angoisse permanente, un stress qui m'opresse dès que mon regard se pose sur lui. Cette beauté presque trop intense qui est là, en lui, n'attendant rien d'autre qu'un peu de maquillage ou un petit quelque chose pour se mettre en valeur... Mais Aoi n'est pas aussi obsédé par ça que je le suis. Cette magnifiscence négligée me fait frémir alors que mon regard parcourt son corps si parfait.
Je le connais si bien ce corps, que je pourrais écrire un roman dessus. Chaque line, chaque creu, chaque contour, chaque grain de beauté, la moindre marque, je connais tout de lui. Je mord nerveusement ma lèvre inférieure alors que je remonte jusqu'à ses lèvres. Un anneau noir vient rehausser le rose tendre de ce sourire rêveur, la courbe délicate de ces lèvres que je ne peux quitter des yeux... à moins que ce ne soit pour lever le regard, atteindre ses yeux, et m'y noyer...
Ils sont profonds, noirs, intenses, le néant. Mais c'est un néant expressif qui règne dans les yeux d'Aoi, ces deux petits joyaux noirs, des éclats d'obsidienne qui viennent compléter un visage parfait. C'est le bon mot. Aoi est la perfection, l'accomplissement personnifié, ce que je me tuerais pour atteindre moi-même... captivant, envoutant, mais naturel et agréable. Une beauté fraiche et sensuelle, qui semble intacte et indépendante de ce maquillage léger qui recouvre sa peau que je devine douce.
Tu es si beau, mon Aoi, si beau alors que tu te lèves lentement et que tu t'avances vers moi... Vers moi ? Oui, tu te penches sur moi et me regarde d'un air interrogateur, je sens mon souffle s'accélérer d'une manière que j'espère imperceptible. Tes yeux noirs capturent les miens pour ne plus les lâcher, je suis prisonnier de ton regard. Ne fait pas ça ! C'est un supplice lorsque ton regard quitte le mien, alors que je sens descendre sur mes lèvres. Ton air soucieux est à tomber, ta bouche qui fait la moue est à croquer, mais cette main que tu passes devant mon visage me prive du loisir de la contempler.
- Ruki-chan ?
Ta voix cristalline sonne dans l'appartement silencieux.
- Oui ?
- T'es dans la lune ? demande Reita qui revient de la cuisine avec ses bières.
- J'crois.
- On te demandait si tu venait avec nous boire un coup demain après la répèt', explique Uruha en me fixant de son regard doux et tranquille.
Je ne réponds pas, les yeux toujours rivés sur ce corps penché sur le mien. Ce n'est que lorsqu'Aoi s'assoit à côté de moi, à la place qu'occupait avant Reita, que je daigne détacher mon regard de son corps pour me tourner vers mon autre voisin.
- Bien sûr, je viens.
Je prends machinalement une bière et me replonge dans la contemplation d'Aoi. Sa silhouette m'attire comme un aimant, d'une façon irrésistible et dangeureuse. Lorsque je le regarde, plus rien n'existe autour de moi, j'ignore tout le reste... Je dois même me forcer à ne pas le fixer pendant un live, pour ne pas m'arrêter de chanter. Son sourire satisfait fait apparaitre un rictus amusé sur mes lèvres; il est ravi que je l'observe. Aoi est ainsi, il aime qu'on l'admire et qu'on le regarde; il n'apprécie rien tant que le regard des fans sur son corps et les murmures des hommes jaloux dans son dos. Mais je ne suis pas jaloux, moi, est-ce qu'il le sait ? Sans doute. Notre guitariste brun, notre prince de la nuit connait ses charmes et sait que ses démonstrations d'amour propre n'offensent personne au sein du groupe.
Ca fait longtemps que je n'écoute plus les autres, incapable de me concentrer sur autre chose que cette beauté en face de moi. Ce sentiment qui a commencé à monter en moi brûle dans mon coeur, me donnant la force d'abattre des montagnes et l'énergie de chanter durant des heures.
Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours aimé la beauté. Les femmes que je cotoyais, je les rejetais presque au moindre défaut esthétique, tant j'étais amoureux du 'beau' que je croyais retrouver à travers mes conquêtes.
Mais la beauté, la vraie, c'est lui. Aoi... Comme j'aime cette beauté, comme je l'aime...
A suivre~




